
Adoption de l'IA en entreprise : combien d'entreprises l'utilisent (chiffres à jour)
18 % des entreprises françaises utilisent l'IA en 2025 (INSEE, juillet 2026) : adoption par taille, secteur et pays, chiffres sourcés et datés, tenus à jour.
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18 % des entreprises françaises utilisent l'IA en 2025 (INSEE), mais seules 23 % à un niveau significatif (Banque de France).

En 30 secondes
Une entreprise sur cinq utilise l'IA en France en 2025. C'est déjà trois fois plus qu'il y a deux ans. C'est aussi, mécaniquement, quatre entreprises sur cinq qui ne l'utilisent toujours pas. Les deux phrases sont vraies en même temps : la progression est réelle, l'ampleur reste modeste, et l'écart entre avoir accès à un outil IA et l'avoir intégré à sa stratégie est documenté par les mêmes organismes qui mesurent l'adoption. Voici pourquoi ces chiffres racontent cette histoire-là ; pour le tableau de données tenu à jour, taille par taille et secteur par secteur, direction le hub de données sur l'adoption de l'IA en entreprise.
La source de référence sur l'adoption de l'IA par les entreprises françaises est l'INSEE. Son enquête annuelle sur les technologies de l'information et de la communication dans les entreprises, publiée sous la forme d'un Insee Première, mesure ce taux depuis plusieurs années sur un périmètre stable : les entreprises de 10 salariés ou plus.
Ce que dit l'INSEE (Insee Première n° 2120, 21 juillet 2026, données 2025)
- 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus utilisent l'IA en 2025
- 10 % en 2024, 6 % en 2023
- 15 % pour les 10-49 salariés, 31 % pour les 50-249 salariés, 58 % pour les 250 salariés ou plus
La progression mérite d'être regardée dans le détail plutôt que résumée en un seul chiffre. Entre 2023 et 2024, le taux gagne 4 points, de 6 % à 10 %, selon l'Insee Première n° 2061 publié en juillet 2025. Entre 2024 et 2025, il gagne 8 points, de 10 % à 18 %, selon l'Insee Première n° 2120 publié en juillet 2026. L'accélération est nette : le rythme d'adoption double d'une année sur l'autre plutôt que de suivre une pente linéaire.
Ce triplement en deux ans ne doit pas masquer l'ordre de grandeur réel : 82 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus n'utilisaient toujours pas l'IA en 2025. Présenter la France comme ayant « basculé » dans l'IA reviendrait à ignorer que la majorité des entreprises reste, à ce jour, hors du périmètre mesuré par l'INSEE. Aucune donnée officielle 2026 n'est encore publiée au moment de la rédaction de cet article ; le chiffre le plus récent disponible porte sur l'année 2025, et c'est celui-ci qui doit servir de référence, pas une projection.
D'autres organismes mesurent des taux plus élevés, mais sur des périmètres différents qu'il faut distinguer avant de comparer. France Num, le baromètre gouvernemental dédié aux PME, situe à 26 % la part des PME françaises utilisatrices d'IA, sur la base d'une enquête menée du 26 mars au 18 avril 2025 auprès de 11 021 entreprises, publiée en septembre 2025. Bpifrance Le Lab, de son côté, mesure 55 % de PME et ETI utilisant l'IA générative fin 2025, contre 31 % fin 2024, dans son rapport « L'IA dans les PME et ETI françaises : une révolution tranquille », publié en janvier 2026. Ces trois chiffres, 18 %, 26 % et 55 %, ne se contredisent pas : ils mesurent des populations différentes (entreprises de 10 salariés ou plus pour l'INSEE, PME uniquement pour France Num, IA générative seule pour Bpifrance) avec des méthodologies distinctes. Additionner ou moyenner ces chiffres produirait un résultat qui ne correspond à rien de réel.
Le facteur le plus déterminant dans l'adoption de l'IA en France n'est pas le secteur d'activité, c'est la taille de l'entreprise. L'INSEE mesure un écart de 43 points entre une petite structure et une grande entreprise.
| Taille de l'entreprise | Taux d'adoption 2025 | Source |
|---|---|---|
| 10 à 49 salariés | 15 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| 50 à 249 salariés | 31 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| 250 salariés ou plus | 58 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
Cet écart se retrouve, formulé différemment, dans l'enquête de la Banque de France conduite auprès de 12 pays de la zone euro (2025-2026) : les grandes entreprises françaises de 250 salariés ou plus affichent un taux d'adoption jugé « modéré ou significatif » de 22 %, contre une moyenne de 46 % pour cette même catégorie dans l'ensemble de la zone euro. Ce chiffre-là ne contredit pas le 58 % de l'INSEE : l'INSEE mesure une adoption déclarée (l'entreprise utilise l'IA, sans préciser à quel niveau), la Banque de France mesure une intensité d'usage qualifiée de modérée ou significative, un filtre plus exigeant. Les deux mesures coexistent et racontent la même histoire sous deux angles : la France a un problème d'intensité d'usage dans les grandes structures, pas seulement un problème d'accès à l'outil.
À l'inverse, sur les entreprises de 250 salariés ou plus, le taux INSEE français (58 %) dépasse la moyenne UE mesurée par Eurostat pour ce même segment (55 %), de 3 points : deux organismes différents, mais le même segment de taille et la même année, ce qui rend le rapprochement défendable. Le tableau n'est donc pas celui d'un retard généralisé de la France, mais, si l'on prolonge ce même rapprochement aux petites structures (18 % contre 20 % en moyenne, environ 2 points d'écart), d'un retard qui se concentrerait plutôt sur elles. Ce n'est pas la taille de l'écart qui inquiète, c'est sa localisation probable, précisément là où se trouve la majorité du tissu économique français.
Une fois qu'une entreprise a adopté l'IA, à quoi sert-elle concrètement ? L'INSEE ventile la réponse par fonction, sur les entreprises déjà utilisatrices.
| Usage | Taux (parmi utilisateurs) | Progression vs 2023 | Source |
|---|---|---|---|
| Marketing et ventes | 28 % | +11 points | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Production ou services | 27 % | +7 points | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Comptabilité, gestion financière | 25 % | n.d. | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Processus administratifs | 24 % | +13 points | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Recherche et innovation | 23 % | n.d. | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Cybersécurité | 21 % | n.d. | INSEE, Insee Première n° 2061 |
| Logistique | 6 % | n.d. | INSEE, Insee Première n° 2061 |
Le marketing et les ventes arrivent en tête, avec la plus forte progression relative sur un an (+11 points). Les processus administratifs progressent encore plus vite en valeur absolue (+13 points), ce qui indique que l'IA s'installe d'abord dans des tâches de support avant de toucher le cœur de métier. Dans les PME, Bpifrance Le Lab (janvier 2026) resserre l'angle sur l'IA générative spécifiquement : 72 % des usages relevés portent sur la génération de contenu, 67 % sur l'analyse de données. Ces deux chiffres, bien plus élevés que ceux de l'INSEE, mesurent une population différente (PME seulement, IA générative seulement) et ne sont pas directement comparables à la ventilation par fonction de l'INSEE, qui porte sur l'ensemble des technologies d'IA et toutes tailles d'entreprises à partir de 10 salariés.
C'est ici que la Banque de France apporte une nuance qui change la lecture de ces chiffres. Selon son enquête SAFE (2025-2026, 12 pays de la zone euro, 4 968 entreprises dont 625 françaises), l'institution précise que les usages d'IA générative restent, pour la plupart, cantonnés à des fonctions support ou transversales, administration et ventes en tête, plutôt qu'intégrés aux processus métier stratégiques de l'entreprise. Le même mot, « usage de l'IA », recouvre donc deux réalités très différentes : un collaborateur qui utilise un assistant conversationnel pour rédiger un mail, et une entreprise qui a reconstruit un processus métier autour d'un système d'IA vérifié. Les deux comptent comme de l'adoption dans les enquêtes déclaratives. Un seul des deux change réellement la façon de travailler, un sujet que le pilier IA traite sous l'angle de la méthode plutôt que sous l'angle statistique développé ici.
Le secteur d'activité fait varier le taux d'adoption dans des proportions plus larges encore que la taille de l'entreprise.
| Secteur | Taux d'adoption 2025 | Source |
|---|---|---|
| Information, communication | 59 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Activités spécialisées, scientifiques, techniques | 33 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Immobilier | 26 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Énergie, eau, gestion des déchets | 19 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Manufacturier | 17 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Commerce | 13 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Hébergement, restauration | 12 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Construction | 10 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Transport, entreposage | 9 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
L'écart entre l'information-communication (59 %) et la construction (10 %) reste net, dans un facteur proche de 6. Ce n'est pas une surprise structurelle : le premier secteur produit et manipule nativement des données numériques, le second reste dominé par des processus physiques sur chantier. France Num, sur son périmètre PME et avec une nomenclature sectorielle différente, confirme la même hiérarchie : les services numériques atteignent 51 % d'adoption de l'IA générative, les services spécialisés et techniques 41 %, contre 20 % pour l'hébergement-restauration et seulement 9 % pour l'agriculture.
Cette dispersion sectorielle a une conséquence directe pour toute entreprise qui s'interroge sur son propre retard : la moyenne nationale de 18 % ne veut à peu près rien dire pour une entreprise donnée. Une PME du commerce qui n'a pas encore adopté l'IA (87 % des cas selon l'INSEE) n'est pas en retard sur son secteur. Une entreprise du bâtiment dans le même cas est même dans la norme sectorielle à 90 %. Comparer son taux d'adoption à la moyenne nationale, tous secteurs confondus, produit un jugement faux dans la quasi-totalité des cas concrets.
Eurostat, l'organisme statistique de l'Union européenne, publie une comparaison harmonisée entre pays membres. Cette comparaison ne couvre cependant pas tous les pays au même niveau de détail.
Ce que dit Eurostat (données 2025, extraction janvier 2026)
- Moyenne Union européenne : 20 %
- Danemark : 42 % ; Finlande : 37,8 % ; Suède : 35 %
- Par taille, moyenne UE : 17 % pour les 10-49 salariés, 30,4 % pour les 50-249, 55 % pour les 250 salariés ou plus
- La France et l'Allemagne ne figurent pas, à ce niveau de détail, sur les pages Eurostat consultées : nous ne leur attribuons donc aucun chiffre Eurostat spécifique.
En rapprochant le taux INSEE pour la France (18 %) de la moyenne Eurostat pour l'UE (20 %), l'écart est de l'ordre de 2 points : une approximation entre deux organismes différents, pas une mesure unique. Le rapprochement le plus défendable reste celui-ci, deux organismes différents mais même segment de taille et même année : la moyenne UE pour les 250 salariés ou plus (55 %, Eurostat) est dépassée par le taux INSEE français sur ce même segment (58 %), de 3 points. Le tableau n'est donc pas celui d'un retard généralisé de la France, mais, si l'on prolonge ce rapprochement aux petites structures, d'un retard qui s'y concentrerait plutôt que dans les grandes entreprises.
Ce qui est mesuré (adoption déclarée)
Ce qui est mesuré (intensité d'usage)
Sur le type de technologie utilisée, Eurostat distingue trois familles à l'échelle de l'Union européenne : l'analyse de texte (text mining) à 11,75 %, la génération d'images, vidéos ou audio à 9,55 %, et la génération de texte, code ou langage à 8,76 %. Ces trois taux, mesurés au niveau européen et non disponibles par pays dans les mêmes détails, montrent que l'IA générative au sens strict (génération de contenu) reste, à l'échelle de l'Union, la technologie la moins répandue des trois, derrière l'analyse de données textuelles déjà plus ancienne.
C'est la partie la plus importante de ce dossier, et celle où la prudence méthodologique compte le plus. Trois organismes mesurent, chacun à sa façon, un écart entre le fait de disposer d'un outil d'IA et celui d'en tirer une valeur réelle.
La Banque de France distingue explicitement l'adoption déclarée de l'intensité d'usage. Sur son enquête SAFE (12 pays de la zone euro, 4 968 entreprises dont 625 françaises, données T4 2025, publiée le 28 mai 2026), 23 % seulement des entreprises françaises atteignent un niveau d'adoption qu'elle qualifie de « modéré ou significatif », contre 39 % en moyenne pour la zone euro sur cette même mesure d'intensité, un écart de 16 points, pas seulement un retard marginal. Cet écart entre adoption déclarée et usage réellement significatif tient dans une phrase de la Banque de France elle-même : la plupart des usages restent circonscrits à des fonctions support ou transversales, sans intégration aux processus métier centraux.
Le MIT NANDA, dans son rapport The GenAI Divide: State of AI in Business 2025 publié en juillet 2025, apporte une donnée complémentaire, cette fois à l'échelle mondiale et non spécifique à la France : 95 % des projets pilotes d'intelligence artificielle générative en entreprise ne produisent aucun retour mesurable, pour un investissement collectif estimé entre 30 et 40 milliards de dollars. Cette donnée ne mesure pas l'adoption, elle mesure l'échec des projets une fois l'adoption engagée. Elle n'est pas issue d'un organisme institutionnel gouvernemental, mais d'une équipe de recherche universitaire, ce qui justifie une confiance un cran en dessous de celle accordée à l'INSEE ou à Eurostat. Elle reste néanmoins la donnée la plus citée sur ce sujet précis faute d'alternative institutionnelle équivalente, et sa cohérence avec l'écart mesuré par la Banque de France en France mérite d'être notée sans être présentée comme une preuve unique.
Cet écart entre outil disponible et système qui produit un résultat vérifié est exactement celui que documente, sous un angle méthodologique plutôt que statistique, la distinction entre outil et système IA. Les chiffres de ce dossier en apportent la preuve chiffrée externe : une entreprise peut cocher la case « utilise l'IA » dans une enquête déclarative sans avoir construit quoi que ce soit qui ressemble à un système fiable, mesuré et intégré à son activité.
L'INSEE interroge aussi les entreprises non utilisatrices sur les raisons de cette non-adoption, une donnée qui éclaire la suite logique du sujet plus qu'elle ne le referme.
| Obstacle | Taux (entreprises non utilisatrices) | Source |
|---|---|---|
| Ne voit pas l'utilité de l'IA pour son activité | 71 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Manque d'expertise interne | 54 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Incompatibilité des équipements existants | 38 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
| Préoccupations sur la confidentialité des données | 38 % | INSEE, Insee Première n° 2120 |
Le premier obstacle, de loin, n'est pas technique : 71 % des entreprises non utilisatrices déclarent simplement ne pas voir l'utilité de l'IA pour leur activité. Ce chiffre dépasse largement le manque d'expertise interne (54 %) ou les problèmes de compatibilité matérielle (38 %). Il indique que le principal frein à l'adoption en France n'est pas, à ce stade, un manque de compétence technique généralisé, mais un déficit de cas d'usage perçus comme pertinents. Fait notable, l'INSEE relève que 53 % des entreprises déjà utilisatrices citent elles aussi le manque d'expertise comme frein à l'extension de leurs usages : l'expertise ne bloque donc pas seulement l'entrée dans l'IA, elle bloque aussi sa montée en puissance une fois l'outil déjà adopté.
La Banque de France note une particularité française sur ce terrain : les entreprises françaises sont, dans son enquête zone euro, moins susceptibles que la moyenne de citer un manque de compétences en IA comme frein, mais plus susceptibles de pointer des préoccupations liées aux données, à la confidentialité et à l'éthique. C'est une nuance culturelle documentée, pas une opinion : la France semble davantage freinée par la prudence réglementaire et éthique que par un déficit de compétences techniques, à l'inverse d'autres pays de la zone euro.
| Donnée | Chiffre | Organisme | Date | Périmètre |
|---|---|---|---|---|
| Adoption IA France | 18 % (10+ salariés) | INSEE, Insee Première n° 2120 | 21 juillet 2026 (données 2025) | Entreprises 10+ salariés |
| Adoption IA PME | 26 % | France Num, Baromètre 2025 | Septembre 2025 (enquête mars-avril 2025) | PME uniquement |
| Adoption IA générative PME | 55 % (31 % fin 2024) | Bpifrance Le Lab | Janvier 2026 | PME/ETI, IA générative seule |
| Adoption « modérée ou significative » | 23 % (39 % zone euro) | Banque de France, enquête SAFE | 28 mai 2026 (données T4 2025) | Zone euro, 12 pays |
| Moyenne Union européenne | 20 % | Eurostat | Décembre 2025 (données 2025) | 27 pays, 10+ salariés |
| Projets pilotes sans retour mesurable | 95 % | MIT NANDA | Juillet 2025 | Mondial, non spécifique France |
Chacune de ces lignes mesure une population ou une notion différente. Les lire comme un ensemble de mesures concurrentes qui se contrediraient serait une erreur de méthode ; les lire comme des angles complémentaires sur un même phénomène, adoption qui progresse vite mais reste minoritaire et inégalement mature, restitue ce que les données disent réellement. Le hub d'adoption de l'IA en entreprise reprend ces mêmes chiffres sous forme de tableaux, mis à jour au fil des publications des organismes cités ici.
Trois constats ressortent de ce dossier, et aucun ne va dans le sens d'une urgence artificielle. L'adoption de l'IA en France triple en deux ans (6 % en 2023, 18 % en 2025, INSEE) mais reste minoritaire, 82 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus n'ayant toujours pas franchi le pas en 2025. L'écart avec l'Union européenne, en rapprochant INSEE et Eurostat, reste limité à environ 2 points, et s'inverse même en faveur de la France pour les grandes entreprises (58 % INSEE contre 55 % Eurostat sur le segment 250 salariés ou plus, deux organismes différents mais même segment et même année). Et l'adoption déclarée surestime largement la maturité réelle : 23 % seulement d'usages jugés modérés ou significatifs par la Banque de France, avec des usages qui restent, pour la majorité, cantonnés aux fonctions support.
Pour une PME qui s'interroge sur son propre retard, la bonne lecture de ces chiffres n'est ni l'urgence ni l'attentisme. C'est la reconnaissance que la fenêtre reste ouverte : la majorité du tissu économique français n'a pas encore adopté l'IA, et parmi celles qui l'ont fait, la plupart n'ont pas dépassé le stade de l'outil isolé utilisé dans des tâches support. Construire un usage qui dépasse ce stade, avec un contrôle humain systématique sur ce que l'IA produit, un sujet que détaille la question du contrôle humain dans les systèmes d'IA, reste un espace largement disponible plutôt qu'un rattrapage à marche forcée.
Selon l'INSEE (Insee Première n° 2120, 21 juillet 2026, données 2025), 18 % des entreprises françaises de 10 salariés ou plus utilisaient l'IA en 2025, contre 10 % en 2024 et 6 % en 2023. Ce taux triple en deux ans mais reste minoritaire : 82 % des entreprises françaises de cette taille n'utilisaient toujours pas l'IA en 2025. Aucune donnée 2026 n'est encore publiée à ce jour ; le dernier chiffre disponible porte sur l'année 2025.
Fortement. L'INSEE (Insee Première n° 2120, juillet 2026) mesure 15 % d'adoption pour les entreprises de 10 à 49 salariés, 31 % pour celles de 50 à 249 salariés, et 58 % pour celles de 250 salariés ou plus. L'écart entre une TPE et une grande entreprise atteint 43 points. La Banque de France confirme cette hiérarchie à l'échelle de la zone euro : les grandes entreprises françaises (22 % d'adoption jugée modérée ou significative) restent en retrait de la moyenne de la zone euro pour cette même catégorie (46 %).
Selon l'INSEE (Insee Première n° 2061, juillet 2025, données 2024), parmi les entreprises utilisatrices, 28 % mobilisent l'IA pour le marketing et les ventes, 27 % pour la production ou les services, 25 % pour la comptabilité et la gestion financière, et 24 % pour les processus administratifs. Dans les PME spécifiquement, Bpifrance Le Lab (janvier 2026) relève que 72 % des usages portent sur la génération de contenu et 67 % sur l'analyse de données.
Le taux INSEE pour la France (18 %, 2025) reste proche de la moyenne de l'Union européenne mesurée par Eurostat (20 %, données 2025). Le Danemark (42 %), la Finlande (37,8 %) et la Suède (35 %) dominent le classement européen selon Eurostat, qui ne publie pas de chiffre France à ce niveau de détail. Nous ne lui en attribuons donc pas. Ce qui est confirmé par Eurostat : les grandes entreprises (250 salariés ou plus) atteignent 55 % d'adoption en moyenne dans l'UE, un niveau que l'INSEE situe à 58 % pour la France sur ce même segment, 3 points au-dessus.
Le MIT NANDA (The GenAI Divide: State of AI in Business 2025, juillet 2025) mesure que 95 % des projets pilotes d'IA générative ne produisent aucun retour mesurable, pour 30 à 40 milliards de dollars investis collectivement, une donnée globale et non spécifique à la France. La Banque de France observe, pour les entreprises françaises, que l'essentiel des usages de l'IA générative reste cantonné à des fonctions support ou transversales (administration, ventes), plutôt qu'intégré à la stratégie métier. Adopter un outil et le transformer en système qui produit une valeur mesurée sont deux étapes distinctes.
Article publié par OMKomUnity, agence IA visibilité, le 12 septembre 2026.

L'auteur
Erlé Alberton
Fondateur de OMKomUnity. Pilote agence et conseil sur SEO, GEO, architecture martech et orchestration IA marketing — studio pour l'exécution, expertise personnelle pour le cadrage, sans complexité inutile ni surcoût structurel.
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