AstroForge, startup américaine d'exploitation minière d'astéroïdes, présente Solo, un modèle
transformer maison chargé de piloter seul son vaisseau spatial. Le premier vol entièrement
autonome, Autonomy-1, est prévu en 2027 sur la première fusée de Stoke Space, dans une mission
soutenue par la NASA.
La couche d'intelligence globale de Solo s'appuie sur environ 2 500 capteurs, complétée par des
modèles spécialisés par sous-système (énergie, navigation). Un vol « en mode ombre », sous
supervision humaine, est prévu fin 2026 à bord de DeepSpace-2, avant qu'Autonomy-1 ne confie la
totalité des décisions à Solo l'année suivante.
Le CEO Matthew Gialich ne prévoit pas d'embarquer de radio capable de recevoir des ordres depuis
la Terre : « I don't plan on flying radios that can receive from Earth on Autonomy-1 », déclare-t-il
à TechCrunch (22 septembre 2026).
AstroForge situe ce pari dans le prolongement d'un échec. En 2025, la sonde Odin de l'entreprise
a connu des problèmes de communication et le contrôle du vaisseau n'a jamais pu être rétabli,
faute d'antennes terrestres assez puissantes et de fenêtres de transmission suffisantes pour
communiquer avec un engin situé à des centaines de milliers de kilomètres.
Gialich pose l'arbitrage en termes de coût : « The trade for me is: Do I go build my own ground
network, which is going to cost [around] $200 million to put up five dishes around the world and
then do operations on it, or do I try to remove it with a model? ». Il ajoute, sur l'échec
d'Odin : « Would that have been recoverable with all the data on the spacecraft? I don't know,
but I can tell you nothing onboard tried it, and I would love something onboard to try if the
spacecraft is unrecoverable at launch ».
Selon TechCrunch, la plupart des systèmes d'autonomie spatiale actuels reposent encore sur des
algorithmes de contrôle classiques, les réseaux de neurones restant vus comme peu fiables pour ce
type de mission. Le premier usage d'un réseau de neurones pour piloter le positionnement orbital
d'un satellite ne remonte qu'à l'année précédente. Autonomy-1 reste à ce stade une mission
annoncée, pas encore volée : sa réussite ou son échec en 2027 servira de test grandeur nature pour
la confiance que le secteur spatial peut accorder à un pilotage entièrement autonome.